On a lu pour toi : « En as-tu vraiment besoin » de Pierre-Yves McSween

On a lu pour toi : « En as-tu vraiment besoin » de Pierre-Yves McSween

Ce livre a fait parler de lui au Québec ; « En as-tu vraiment besoin » est un livre de l’économiste, comptable et auditeur Pierre-Yves Mcsween qui remet en question notre façon de consommer et surtout de dépenser.

Beati s’y est intéressé et on l’a lu pour toi !

Forme

Le livre est divisé en 43 chapitres, d’environ 10 pages chacun.

Chaque chapitre porte sur un thème particulier :

  • Economie (dette, carte de crédit, REEE…)
  • Bien matériel (équipement haut de gamme, voiture, cravate)
  • Morale (amour, argent, gérer les attentes).

Ce découpage par thème rend la lecture fluide, simple et complète. Aussi, les petites illustrations nichées à chaque chapitre permettent d’imager les notions expliquées par l’auteur et en facilite la compréhension.

Contenu

Pierre-Yves McSween revient sur ses propres expériences et celles de ses proches, afin d’amener une réflexion. Il prend des exemples de la vie courante comme faire la file à la Ronde (p.35) ou aller chez David’s Tea (p.67), de sorte qu’on puisse se représenter dans ce schéma et qu’on comprenne son argument.

Habitude de consommation

Cette lecture remet en question nos habitudes de consommation, par exemple il définit l’« effet de conditionnement » comme la persuasion qu’un vêtement ou accessoire de marque aurait un prestige si haut, qu’il augmenterait conjointement notre valeur en tant qu’humain (p. 37). Cet effet marketing est aussi puissant que néfaste ; en achetant des items à la mode, on réduit notre valeur à des objets matériels et on restreint notre budget.

De la même façon, on peut réfléchir à l’utilité d’acheter des objets neufs, car comme l’auteur le précise ; « […] un bien n’est plus neuf à partir du moment où il quitte son emballage. A-t-on vraiment besoin d’être le premier à le déballer ? » (p. 183)

Finance personnelle

Le but du livre est de montrer le lien entre consommation et finances personnelles. Gérer son budget en négligeant sa consommation est un piège, car nous sommes beaucoup plus contraints que ce que l’on pense. Nous sommes parfois soumis à des dépenses implicites, qui faussent le solde de notre compte en banque. En d’autres termes, on pense détenir plus de moyens que ce qu’on a réellement, car on oublie nos obligations; « contribution au REER, réparation sur la toiture, paiement sur la voiture » (p.152).

On a besoin de garder une « marge de manœuvre » pour faire face à l’imprévisible, et on doit contrôler ses dépenses pour remplir nos obligations prévisibles (p.13).

« En règle générale, “avoir les moyens” veut dire “avoir prévu pour le prévisible ET l’imprévisible” » (p.154).

Finalement, quand on parle de budget, l’argent n’est pas la finalité en soi. Avoir les moyens permet d’être libre ; on peut savourer « la liberté de choisir, la liberté d’être ce qu’on veut » (p.367-368).

Critique

Parfois, on peut trouver le ton de l’économiste très froid. Par exemple, le chapitre sur le mariage est assez cynique, en parlant de la bague comme un « morceau de roche qui ne procure pas plus de plaisir ou ne démontre pas plus son utilité qu’un accessoire acheté chez Ardène » et qui coûte « trois mois de salaire pour le marié » (p.124). Il insiste sur l’aspect légal et financier de l’union pour prendre des décisions rationnelles, qui ne sont pas guidées par des sentiments. Donc, ce point de vue est volontairement distant, et doit être complété par d’autres réflexions. 

Mon ressenti

En lisant ce livre, je me suis sentie rassurée. En tant qu’étudiante et jeune professionnelle, je me suis souvent sentie perdue face à la montagne de responsabilités quand on entre dans la vie active. J’ai perçu ce livre comme un guide très accessible, qui explique la gestion du budget, la prévoyance, l’assurance et ses répercussions sur notre consommation. Pierre-Yves McSween explique clairement que « l’objectif principal de ce livre est de convaincre les 15 à 35 ans de se prendre en main financièrement » (p.363). En somme, on a une meilleure vue d’ensemble de nos obligations, et on se sent plus responsabilisé.e face à notre budget et notre consommation.

« L’erreur fondamentale du jeune travailleur est de penser à dépenser ou à se récompenser avant d’investir. On appelle ça “penser en cassé”. Ce devrait être complètement l’inverse. La dépense devrait être le budget résiduel après l’investissement. » (p.173)

McSween, Pierre-Yves, (2016). « En as-tu vraiment besoin ? » Québec : Guy-Saint-Jean Editeur.

This Post Has One Comment

  1. David Preece

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